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MEXIQUE COTE VOYAGEUR!!!San Rafael, le pays de mes ancetres, samedi 21 aout 2005Aujourd'hui est un autre jour important pour moi; je me rends dans le village de San Rafael ou des gens de Champlitte (le village de mes grand-parents maternelles en Haute-Saone, Franche-Comtee) ont emmigre il y a environ 150 ans pensant trouver fortune. Je decolle vers 8h. Je ne me fais pas beaucoup d'illusions sur le temps. Il a plu toute la nuit et les nuages sont bas. Je reprends donc cette route sinueuse que j'avais entame la veille et qui etait si lente a cause de ces vieux camions qui n'avancent pas sous la pluie. Meme topo aujourd'hui, il pleut des cordes et les camions ne vont pas plus vite. J'ai 100 km a faire avant d'atteindre Poza Rica et 100 autres pour rejoindre San Rafael par la cote. Les 100 km jusqu'a Poza Rica seront un veritable enfer. J'en ai raz le bol de rouler a 20 km/h. Il me faudra plus de 3 heures pour les faire et enormement d'attention a cause de ces chauffards et de la pluie intense. La traversee de Poza Rica ne sera pas plus relaxante car il y a environ 10 cm d'eau dans les rues. Il est donc impossible de voir les nids de poule ou autres obstacles en tout genre. Les gens roulent comme des zoulous, il est difficile de voir les panneaux d'indication... Flute a la fin! Ma patiente a des limites. Et puis j'en ai mare aussi des ralentisseurs presents a chaque passage pieton. Enfin la route de la cote s'ouvre a moi, moins bondee, en meilleur etat. Il pleut moins, mais je suis trempee; l'eau est passee a travers mon vetement de pluie!! Mon esprit se libere des difficultes passees. Je pense a San Rafael et les personnes que je vais eventuellement rencontrer. Je ne connais pas grand chose de ce village, que les quelques histoires du pays que mes grand-parents m'ont conte. Il y a quelques jours, Jean-Christophe Demard (le pionnier du jumelage Champlitte - San Rafael et fils du fameux Albert Demard, le createur du musee de Champlitte) m'a donne 2 noms de personnes qui pourront m'aider. Ces personnes ne savent peut-etre meme pas que je vais me pointer! La chance de trouver un cousin lointain est tres mince car le lien familial qui me tient a Champlitte n'est reellement que ma grand-mere Borderel qui plus est, fut nee dans le village voisin a Orain en Bourgogne :) Je ne suis meme pas sur que cette petite ville sur la carte soit le bon San Rafael. Je connaissais la localisation approximative et j'y ai souvent vu des photos au musee de Champlitte. Rien que de me rendre dans ce village est une veritable aventure!! Sur la route je reconnais les grosses vaches bossues des photos du musee. C'est bon signe! La carte de mon GPS montre San Rafael ainsi que la route y allant. Ca ne doit pas etre si petit que je le pense sinon ce ne serait pas sur la carte. Je m'engage sur la route qui est large et en tres bon etat. Il pleut des cordes. Je vois le panneau: San Rafael, 28423 habitants. BON SANG, mais c'est une ville!! Effectivement, je dois suivre les panneaux "Centro" pour aller jusqu'au coeur du bourg (en fait les 28000 habitants comprennent la population du bourg et des villages alentours). L'heure de verite approche. Suis-je bien dans le bon pays? Celui de mes ancetres? Je m'arrete pres d'un policier et lui explique que je suis francaise et que ma mere est de Champlitte. Je vois la tete du policier s'ouvrir et me dire: "Aaaaah, va voir le pharmacien, il est de Montarlot!" Je n'en crois pas mes oreilles. J'en ai meme les larmes aux yeux d'entendre a l'autre bout de la planete ce policier parler d'un village a cote de Champlitte, un village ou j'ai des cousins! Je me dirige donc vers la pharmacie (la verte a l'angle de la rue) et m'adresse, dans mon espece d'espagnol, a un monsieur d'un certain age. "Bonjour, je suis francaise, ma mere est de Champlitte. Jean-Christophe Demard m'a dit de contacter Rosie Vaillard et Aida Belin". Le pharmacien m'explique qu'Aida est sa femme et me donne les indications pour aller jusqu'a sa maison. Je suis les explications pour me rendre dans la bonne rue mais n'ayant pas compris la description de sa maison, je m'adresse a une dame afin de demander ma route. Cette dame me repond: "Je suis au courant que tu devais venir, je suis Rosie, Jean-Christophe m'a vaguement dit par email que quelqu'un a moto devait s'arreter ici, mais je ne savais pas qui et quand." HA!, Me voila donc debarquer toute degoulinante sur une moto toute sale dans le fameux pays d'ancetres qui n'existent surement pas sans meme avoir pu prevenir a l'avance. Satane Jean-Christophe, il aurait pu faire le minimum: echanger nos emails! Ce n'est pas grave, Rosie m'accueille chez elle le coeur sur la main. Ca fait plaisir. Je suis presentee a pas mal de monde dont l'arriere grand-mere qui parle un peu francais. La maison est tres active car Rosie, sa mere, sa grand-mere, sa soeur et ses nieces preparent des brioches pour une fete. Me voila de suite dans l'ambiance! Meme pas le temps de prendre une douche et je suis deja invitee chez la voisine pour la repas du soir. Elle recoit des cousins de Champlitte, tiens-donc! Monserrat, la niece de Rosie, me fera faire un petit tour de la ville ou je decouvre les maisons a la francaise et l'hotel Champlitte! C'est incroyable... Je ne peux pas expliquer a quel point je suis contente d'etre ici. J'ai l'impression que cette planete est si petite; moi qui met tant de temps a la decouvrir! Il ne suffit de pas grand chose pour se retrouver en famille. Le repas du soir fut interessant. J'y rencontre donc les francais. Il s'agit d'un fils Henriot, frere du viticulteur de vin bio et fils de l'ancien maire de Champlitte; une personne de haut rang comme on dirait au village :) J'explique que je suis une petite-fille Capgras afin qu'il puisse me situer. Le pere Henriot et le pere Capgras se connaissaient bien. Ca me fait plaisir de voir une famille francaise car je n'en ai pas vu depuis quelques mois maintenant et celle-la est toute fraichement sortie du four... extra! A table on parle espagnol, francais et anglais. Une conversation de langues internationales comme je l'ai aime. D'ailleurs, ma converstion preferee fut il y a quelques annees a Champlitte avec mes amis americains ou nous avions du parler francais, anglais espagnol et allemand pour que tout le monde se comprenne!!... Bref, Shelly nous fera un regal avec son plat de poulet/patates a la mexicaine et Fernando nous regalera de vin francais et tequilla de luxe. Cette fois-ci on ne me fera pas deguster la tequilla facon Bjorn Borg (doux souvenir de mes collegues suedois qui snif le sel, smash le citron et boive le verre entier cul sec!), mais a la mexicaine en mettant du sel sur un 1/4 de citron, croquant dans le citron et buvant juste une petite dose de liquide a la fois! Dimanche, apres un petit dejeuner mexicain prepare avec amour par Elsa et toute la clique, j'avais prevu de prendre du temps pour entretenir ma moto puis aller me promener. Mais Rosie vient de dire qu'elle veut m'emener a Jicaltepec, le village ou les chanitois ont debarque. Aller a Jicaltepec est une veritable aventure. Nous devons rouler sur cette petite route entre les champs de bananiers puis stationner la voiture pres de la riviere. Pour atteindre le village, nous traversons la riviere en barque a moteur. AAAAH, cette fois-ci je m'y retrouve. Les photos du village exposees au musee de Champlitte sont celles de Jicaltepec. Les maisons sont presque toute du style francais. On reconnait les vraies maisons francaises car elles sont plus hautes que les autres, avec des colonnes et le toit courbe en tuile. J'aime beaucoup ce village et ne demanderais pas mieux que d'echanger ma moto contre une de ces maisons ... a la fin du voyage! On demande notre chemin pour aller au cimetiere. Une dame nous accompagne gentillement et je decouvre un joli petit cimetiere plein de fleur. Pas mal de tombes sont mal entretenues et sont recouvertes de brousailles. Il faut donc pietiner ici et la pour atteindre les tombes de chanitois. Je vois des Roussel, Capitaine... Les inscriptions de ces vieilles tombes sont en francais et c'est assez amusant. J'aimerais savoir ou en sont les recherches de Jean-Christophe Demard par rapport a cette immigration et les familles encore reliees. Ca ne doit pas etre si facile que ca de retrouver les familles car au Mexique les noms de famille se transmettent par la mere et non par le pere. Dans le village on me presente les gens d'origine francaise. Ils sont tres peu maintenant, sont assez ages et ont oublie la langue. Il me faut donc essayer de discuter en espagnol... Curieusement, je comprends facilement les vieilles personnes car elles parlent lentement et distinctement. En naviguant dans le village, les idees se pressent dans ma petite tete. Ce serait bien de renforcer cette amitie Champlitte - Jicaltepec afin d'y developer un eco-tourisme base sur la culture franco-mexicaine dans chaque village. Cela permettrait surement de conserver les 2 villages au cachet historique riche mais quelque peu en perdition et de stimuler des emplois intelligents. Que je suis heureuse de voir tout cela. Enfin ce village sur la carte represente des edifices, de vrais troupeaux de vaches, des noms de rue mais surtout des gens; des gens aux vagues traits francais! Rosie et Juan m'inviteront ensuite a un tres bon restaurant ou nous y degustons un excellent poisson frais grille au barbecue et accompagne de grosses crevettes tres savoureuses. Le jeune serveur nous fait rire car a la fin du repas, il aura la gentillesse et demander a Juan comment je m'appelle! HA! On ne me l'avait pas encore fait celle-la! Ensuite nous irons a un hotel eco-touristique tres sympathique. Les prioprietaires y ont recree une micro-reserve tropicale a partir de plantes et d'animaux du Mexique du sud, de l'Amerique Centrale et des Caraibes. Je me verais bien gerer un truc du style quand je serai grande...! Un de mes nombreux reves... Voila, la journee est finie et il est temps de rentrer et retrouver tout le monde. Lundi, tout le monde est debout a 6h. C'est un grand jour car la famille francaise est invitee a manger et il faut preparer le repas du midi. La cuisine s'affole, les couteaux n'en peuvent plus de couper, les casseroles de cuire et les mixeurs de broyer legumes, viandes, fruits en tout genre. J'essaie d'aider comme je peux. Je suis tellement habituee a faire la cuisine que j'en attrape une ampoule au doigt, HA! Les plats se preparent petit a petit. J'observe beaucoup la facon de preparer les plats afin d'apprendre. 2h, les invites arrivent; la cuisine n'est pas tout a fait terminee, mais c'est presque-la. Et le telephone qui sonne; c'est Dave, mon ami anglais qui avait decide de me rejoindre ici pour quelques jours. Je dois aller le chercher a Martinez a environ 40 km. Je quitte donc tout le monde et m'en vais. Il pleut! Mais je suis contente d'etre de nouveau sur mon cheval de fer. Le temps de trouver la gare routiere (apres avoir eu 5 explications differentes de la part de 5 personnes differentes) je retrouve Dave le long de la route avec son casque rouge. Il pleut encore plus! Juste le temps de se dire bonjour et d'embarquer, nous voila de nouveau sur le chemin du retour. Cette fois-ci il pleut des cordes! L'eau ne s'ecoule pas tres bien sur la route et ca devient assez dangeureux. Je resterai donc tres prudente afin de ne pas mettre nos vies en danger. Nous voila de nouveau a la maison sain et sauf. La pluie est vraiment mauvaise maintenant, nous sommes trempes. Encore une bonne venue mouillee pour mon ami Dave! Le temps d'enlever nos habits de route et de dire bonjour a tout le monde, nous voila a table pour le deuxieme service. OOOLALAAAAAA!! Ce qui arrive devant nos nez est magnifique. Une soupe coloree de rouge avec quelques reflets bruns et verts: c'est une soupe de tomate avec des copeaux de tortilla grilles. On aromatise le decor avec une sauce piquante et le regal est garanti. La soupe finie, nous voyons venir des crepes fourrees aux legumes et gratinees a la sauce tomate et fromage. Voila un nouveau melange de couleur rouge et or tres interessant. On rajoute de la salade verte et de la viande doree et le tour est joue. Le repas est un vrai delice. Nous rigolons vraiment bien avec Monserrat et Elsa, ces deux-la sont tres droles et n'oublions pas qu'une amitie franco-anglaise ne peut que rajouter du piment a la sauce; entre roast-beef et grenouille, les blagues fusent! La pluie se fait de plus belle. Apres le repas tout le monde part un peu dans son coin. Dave et moi allons boire quelques verres au bar juste a cote de l'hotel Champlitte. La pluie est vraiment forte par moment. Les gens commencent a s'activer car le niveau de la riviere monte et on parle d'une eventuelle innodation. Effectivement, en rentrant a la maison, Rosie me donne les recommendations: si le niveau de la riviere augmente trop, il faudra quitter les lieux. Ils ont deja eu 2 grosses innondations il y a 5 et 10 ans et ils craignent une nouvelle cette fois. Nous partons nous coucher et je m'ecrase d'un sommeil profond. "Anne, Anne, tu dois te lever vite, Anne"..... Serais-je en train de rever? Non, c'est bien Rosie qui m'appelle. On doit conduire tous les vehicules au ranch de Juan. Je me leve, un peu de mauvaise humeur, mais je n'ai pas trop le temps de reflechir. J'enfile mon pantalon, veste, bottes, gants, casque et hop, me voila en route pour suivre Juan dans son gros pick-up et Rosie dans sa petite berline. Il fait nuit et il pleut. On s'engage sur une voie pleine de nids de poule. Je vois tres mal et j'ai peur de heurter un trou qui pourrait me faire chuter et endommager mon joujou. Enfin nous arrivons. Tout est mis en securite. Quelques voisins de rue sont egalement la pour mettre leurs voitures a l'abris. Ma loulou a la place d'honneur sous le hangar a cote de la charette. Je donne les cles a un des comperes de Juan au cas ou la moto devrait etre bougee de nouveau et puis nous repartons tous dans le pick-up. Je me sens demunie sans ma loulou. Dire qu'a cette heure, je n'en possede meme plus les clefs, rien que le certificat... Ca me fait bizarre, je ne me separe jamais des clefs. Dans la voiture Rosie me dit: "pour toi c'est une aventure, mais pour nous, c'est une catastrophe!"... C'est vrai, je n'ai pas a me plaindre. A quoi bon, pour moi ce n'est pas tres grave si ma moto se perd dans une innondation; je me suis preparee il y a longtemps au fait que s'il arrivait quoique ce soit a mon cheval, je ne m'arreterais pas pour autant, je trouverais une autre solution afin de finir l'aventure. Par contre, ce serait grave si les gens perdaient de nouveau tout leur bien. Esperons que l'innondation ne sera pas tres grave. S'il s'arrete de pleuvoir, ce sera bon. Sinon...? En rentrant vers San Rafael, nous faisons un detour vers la riviere. Elle a deja bien deborde dans les rues du centre. Le quartier de la maison de Rosie est un peu en hauteur donc nous serons les derniers a etre innonde! Nous retournons a la maison ou tout le monde est leve. Nous avons tous prepares nos affaires au cas ou nous devons aller dans une maison plus en hauteur. En attendant ce moment, je me rendore. Quelques heures apres, tout le monde est leve et on prepare le petit dejeune. Dave, surnomme Robin des Bois par Elsa, n'en revient pas de l'ambiance chaleureuse. Pourtant les esprits sont occupes avec cette innondation qui n'en finit pas. Aujourd'hui se sera jour de conges pour tout le monde. Apres un bon plat de tortillas aux haricots et fromage, Dave et moi partons faire un tour dans les rues. Les enfants s'amusent dans l'eau avec des velos. J'aimerais bien en faire autant, ca doit etre chouette d'eclabousser tout le monde! C'est impressionnant de voir le niveau d'eau monter lentement dans les rues. Je n'avais jamais vecu d'innondations avant et ne savait pas a quoi m'attendre. On ne peut pas bien estimer la montee des hauts car cela depend des pluies qu'il y a dans les montagnes. Il n'a pas arrete de pleuvoir les derniers jours et l'eau s'etant accumulees dans les montagnes a besoin de s'evacuer. On passe une journee a buller, il n'y a pas grand chose a faire car nous sommes sur une ile en ce moment. A la maison, Elsa, Rosie et Monserrat s'activent a faire des gateaux. Cette maison me fait rire, j'ai vraiment l'impression d'etre dans ma famille Girardin avec ma tante Madeleine et ma grande-tante Nenette toujours en train de cuisiner un truc pour les nombreux visiteurs. J'aime retrouver cette ambiance joyeuse et accueillante, cet esprit de convivialite. Quelques heures plus tard nous retournons dans les rues ou le niveau des eaux baisse. Les gens ont sortis balais et arrosoirs afin de pousser la boue le plus vite possible des rues. Un petit monsieur passe avec un asceptiseur afin d'eviter les matadies de se propager. On voit que les gens ont l'habitude! Maintenant on n'a plus rien a craindre, Juan nous emmene donc chercher les vehicules. Je retrouve avec joie ma loulou qui visiblement passa une bonne journee avec sa nouvelle copine la charette. Pour celebrer la journee sans eau a la maison, Dave et moi ramenont quelques bieres locales, ce qui ravit la gallerie. Rosie sortira du pate du Jura avec du pain grille, Elsa cuisinera vite fait des oeufs et des haricots et en dessert nous degustons les fameux gateaux... bref, une vrai fete! Mercredi et jeudi, Dave et moi nous promenerons a droite et a gauche histoire de visiter tranquillement le coin. On ne peut pas dire que nous soyons tres actifs car ce qui nous importe le plus est de passer du temps avec les gens. Dave est aussi un de ces esprits libre qui aime les echange culturel. Rajoutez a ca le fait qu'il parle encore plus que moi... Je dois avouer qu'a San Rafael nous sommes particulierement gates. Je ne pensais pas trouver un tel accueil et enmaganiser autant de bonheur et d'information. La region ici est differente de ce que j'ai pu voir jusqu'a maintenant. Jusque-la, j'ai decouvert un Mexique tres conservateur ou les femmes sont au foyer et les hommes au travail, un Mexique aussi tres religieux avec une dominante catholique mais aussi pas mal d'eglises protestantes en tout genre. Les indiens sont plutot reclus de la societe et le peu qu'on en voit sont dans les endroits tres touristiques ou ils peuvent vendre leur souvenirs. Ici, il n'y a pas d'indiens, la religion est loin d'etre le centre d'interet de la population et les femmes sont tres actives. Les racines francaises sont bien la! |
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