![]() |
![]() |
|||||||
Pour lire les differentes histoires, cliquez sur les liens suivant: San Francisco // Route vers l'Alaska // Alaska // Route vers le Soleil de Minuit // Derniers jours en Alaska // Canada // USA // Mexique cote touriste // Mexique cote voyageur // Amerique Centrale // Colombie // Equateur // Perou // Bolivie // Argentine et Chili // Vers la Terre de Feu // Remontee vers le nord // La fin
|
||||||||
ARGENTINE ET CHILIRoute vers Mendoza, mercredi18 janvierAh mon sac est la. Judith, Christian et Leo dorment encore quand je me pointe a leur hotel; ils sont arrives a 2 h du matin. Je retourne vers 10 h et je les vois creves du voyage de la veille. On va prendre le petit dej ensemble, ce qui nous permet de nous raconter nos aventures respectives. J'aime bien ces "canado-vosgiens", ils me font rire avec leur facon cool de raconter leurs histoires au son de leur accent charmant... Surtout Leo en prononcant ses "en" de ses focettes bien marquees! C'est pas le tout, mais j'ai un bout de route a faire et je n'ai pas fini mes trucs administratifs... donc je vais devoir m'arreter tot ce soir. Le temps de poster 2 ou 3 trucs et je suis enfin sur la route. Il y a toujours cette meme ambiance relaxe avec les autos-stoppeurs. J'aime ce pays bon sang! Dans cette partie du continent, on se sent plus dans un pays tropical; j'ai quitte l'altiplano et ne retrouverai les montagnes que dans quelques jours. Maintenant je rentre dans un paysage a la roche rouge digne des parcs nationaux de l'ouest americain. J'aime beaucoup ces degrades vifs. Je m'arrete a l'entree d'un canyon. Je peux voir qu'il est tres etroit. A l'entree, il y a un jeune vendant des ocarinas (ces flutes plates et rondes en terre cuite). J'en achete un car je veux tester l'echo de ce canyon. Le probleme, c'est qu'un mur de roche lisse me barre le passage... je pourrais le monter si je n'etais pas en botte, mais ces semelles sont trop raides... je ne peux rien faire. Je teste donc l'echo en jouant un rapide "au clair de la lune" pres du mur. C'est pas mal... Mais qu'est-ce-que ca doit etre a l'interieur... Je fais donc demi-tour et repart sur mon bolide. La route est bordee de belles cheminees de fee... C'est feerique! Et puis de nouveau la civilisation en rentrant dans Cayafate, une petite ville au milieu des vignobles. En reflechissant si je devrais continuer encore un peu ou si je devrais m'arreter la pour la nuit, j'entends quelqu'un arriver dans mon dos... C'est Justin, l'anglais a velo autour du monde. Que je suis contente de le voir. Justin me fait penser au Petit Prince, c’est d’ailleurs mon Petit Prince. Moi je suis tel Antoine avec mes problemes mecaniques a resoudre et lui a quitte sa planete pour combler sa solitude. Les choses qui interessent Monsieur Tout Le Monde n'interessent pas Justin. Il est passe pres d'Angkor, du Taj Mahal, du Machu Pichu et n'a eu aucun desir de s'y rendre. Il aime les gens, les choses simples, les evenements quotidiens, vivre la vie de boheme. Il ne s'offre pas ce qu'il se doit d'admirer, mais admire ce qu’il se doit d’etre offert; c'est ca que j'aime chez lui. Trop de gens oublient d'admirer les belles choses qui les entourent. De ce cote-la, je pense avoir ete a bonne ecole avec ma mere. Je n'ai pas de souvenir particulier me concernant, mais un souvenir concernant ma petite niece Salome quand elle avait 4 ans. Ma mere lui avait appris a son reveil a ouvrir la porte-fenetre en grand et crier: "BONJOUR NATURE!" La gamine repetait quotidiennement la scene d’un ton energique et convaincu puis ecoutait les petites creatures a plume perchees dans les arbres chanter et disait: "t’as vu, les oiseaux me repondent!" Bref. Me voila contente de voir Justin et nous decidons de chercher un hotel et passer la soiree ensemble. Nous voila partit a zigzaguer le bled, lui sur son maigre et sileucieux deux roues et moi sur mon gras et bruyant deux roues! J'aime bien le regarder rouler car il ressemble a un coureur du Tour de France en dandinant ses epaules. Nous voila installes a l'auberge de jeunesse et peu de temps apres, c'est Didier, un petit suisse a velo qui viendra completer la chambre. Didier va vers le nord. Nous passons donc une soiree tres tres sympas ensemble tous les 3. Comme par hasard, Didier connait Mike Horn, un de mes aventuriers models. Il nous raconte comment ce bonhomme toujours pres a faire n’importe quel truc possible et inimaginable sur terre s’entraine. Il parait qu’il n’est pas rare de le voir sur les chemins tirer quelques pneus derriere lui pour s’entrainer a tirer le traineau qui va lui servir a la traversee de la banquise. Ca a l’air d’etre vraiment un cas ce Mike Horn! Et puis bien sur, Didier et Justin parlent de matos velo, ce qui me plait beaucoup car entre motards on chante les memes chansons mais en cle d’ut! Passage au Chili, dimanche 22 janvierLa lecon du jour: mieux vaut prevenir que guerrir, meme si cela demande de vous geler les b..... dans le froid et sous l'orage! Donc voila comment je me suis reveillee ce matin avec la gueule de bois suite a cette soiree tres sympa avec les garcons. Le temps est moche... il pleut, vraiment pas un jour pour prendre la route. Mais je veux etre chez BMW a Santiago demain car ma moto a vraiment besoin d'attention et necessite de se refaire une sante avant d'attaquer la Patagonie. Je sors de Mendoza en pensant au bon moment passe avec Klaus et Peter, compare a l'autre ane de francais. Je m'engage de nouveau dans la grandeur de la Cordilliere des Andes. Je suis certaine que les paysages sont magnifiques, mais le temps gris les rend sombres et ternes. Tiens des motards passant dans l'autre sens. Sympa de dire salut. Puis une silhouette que je reconnais de suite se pointe dans une ligne droite; c'est Edouard. Je leve la main mais n'ai pas l'intention de m'arreter. Je le vois dans mon retro se ranger sur le cote. Puis je passe le virage en me demandant bien comment j’ai fait pour rencontre cet ane. Pfff! Pas 2 minutes et j'entends le pofpofpof desagreable du pot d'echappement d'Edouard dans mon oreille gauche. Je tourne la tete et il me fait signe de m'arreter. Okaayyy... Que me veut-il? Je m'arrete donc, coupe tout de meme mon moteur et le voit tout nerveux enlever son casque et sortir une chapelet de mots que j'ecoute a peine. De mon cote, il est vrai que je ne lui ai jamais dit franchement tout ce que je pensais. J'ouvre la bouche pour lui dis simplement: "ecoute 1) tu as manque completement de respect par rapport a mon espace personnel 2) je n'ai vraiment pas supporter tes propos de vendredi soir a propos notamment des homosexuels et de la guerre en Irak. Point. Donc bonne chance pour ton voyage et au revoir". Sur quoi je remets mon moteur en route. Il est toujours aussi nerveux et toujours en train de sortir un chapelet de mots mais moi, je le vois comme dans un film sans son et sans sous-titre car avec mes boules Quies, mon casque et mon moteur, je le vois dans un champ de vision reduit et je n'entends rien! Je vois donc un grand pantin se deguingander devant moi, levant ses grands bras de singe en l'air, sautant sur ses jambes de kangourou, faisant des mimiques de toute facon avec son coup de girafe tout en articulant sa bouche de pinguoin pour laisser apparaitre ses dents de cheval... Quel tableau! J'enclenche la premiere et zou! me voila repartie tout en rigolant dans mon casque de ce spectacle de Gignole! Hahaha. Certaine personne n'ont pas peur du ridicule. Quelques minutes de plus, les nuages se sont un peu degages et je peux apercevoir l'Aconcagua, le sommet le plus haut des continents americains. Et puis la pluie revient juste avant d'arriver a la frontiere. Premiere guitoune a la frontiere; on me demande le papier!? Quel papier? Le papier de ma moto... Je n'ai pas de papier pour ma moto. Je reflechis, je me souviens bien avoir rempli un papier a la douane, mais ne me souviens pas ce qu'il en est devenu! Je mets toujours mes papiers dans la meme pochette plastique etanche et n'ai jamais rien perdu jusque-la... bizarre! J'explique donc au douanier que je n'ai pas le papier car le douanier a l'entree du pays l'a garde en me disant que le tampon du passeport suffisait. Honnetement, je n'ai aucune idee de ce que ce papier est devenu! Le douanier hesite puis me dit: "ok, ben... passe tout de meme" et il tampone mon passeport dans tous les sens. Je me pointe a la prochaine guitoune et on me demande de nouveau le papier, que je n'ai pas! La on me dit d'aller a l'interieur pour faire tous mes papiers. On me fait passer d'un bureau a un autre pour me demander le papier... que je n'ai pas. Je retourne dans tous les bureaux, c’est comme un film en accelere ou je passerais et repasserais dans le hall en faisant des zigzags dans tous les sens! Au bout d'un moment, je m'arrete a la douane chilienne en disant sur le ton de la plaisanterie au douanier: "le papier, ou est le papier? vas-tu me donner le papier? j'ai besoin du papier!... le papier!..." Il commence a rigoler de mes mimiques puis m'arrete et me demande: "mais quel papier?" HA! Nous voila donc tous les 2 confrontes au meme probeme; quel papier? Je lui explique donc mon soucis toujours sur le ton de l'humour. Il me demande d'attendre, va voir sa collegue, et revient apres un court blablabla en me disant de le suivre. Je me vois d'abord invitee dans un premier bureau ou on me fait LE papier puis le petit monsieur m'emmene d'un endroit a un autre en blablatant a chaque fois avec les gens surement pour expliquer mon soucis de papier et enfin, meme pas 1/4 d'heure apres que mon papier ait ete refait et une bonne heure apres etre passee par la premiere guitoune, je remontais sur mon bolide, le passeport et LE papier plein de tampons. L'humour m'a sauve d'une negligence de ma part... qu'ai-je fait de ce papier? Pas trop le temps d'y penser, de nouveau dehors, et l'orage m'agresse de nouveau... Je sens que ca va etre gai cette route jusqu'a Santiago! Et puis, VRRRRMMMM! Flute, ma chaine a saute! Comprends pas, je l'ai retendue il y a 2 jours et n'ai rien fait comme route cabossee depuis. Bref, je la remets juste en place mais ne vais pas la retendre sous cette pluie. Je ferai ca au sec a la prochaine station essence. Je commence donc a descendre les courbes dignes de l'Alpe d'Huez, tout doucement car je sais que ma chaine est en mauvais etat. 1 2 3 4... les epingles a cheveux s'enchainent et tout a coup, ZIIIIK! J'entends la chaine avoir de nouveau un probleme. Je m'arrete de suite et que vois-je???? La chaine entortillee et coincee comme un serpent autour du pignon avant. Evidemment, si j'avais eu le cache autour du pignon avant, cela ne se serait pas produit, mais le cache avait casse en Bolivie le jour ou ma chaine avait casse donc je n'avais plus le cache... Bref, je dois mettre cette moto sur la bequille centrale afin de decoincer tout ca. Je fais signe aux voitures mais personne ne veut s'arreter sous cette pluie battante. Je vois donc les voitures ralentir, certains s'arretent mais disent qu'ils ne comprennent pas ou n'ont pas le temps et ils repartent sans un sourire... Au bout de 10 minutes, je me mets carrement en travers de la route et force le chauffeur a m'aider. Il dit n'avoir pas le temps car son bebe est dans la voiture mais je lui explique que son bebe peut bien attendre 30 secondes... juste le temps de mettre ma moto sur la bequille centrale. Voila enfin une chose de faite. Je dis a peine merci au type et me mets vite a entreprendre de decoincer cette chaine, sous la pluie et dans le froid. Je tire tres fort et reussi a derouler le serpent en partie mais il reste un bon bout coince. Des jeunes s'arretent, sans meme que je fasse signe et l'un propose de devisser le pignon avant, mais il n'a pas les outils car ce genre d'operation necessite un serrage tres serre et seule une sorte de maillet vissant peu faire l'affaire. Je remercie les jeunes et leur demande plutot de voir si un mecanicien peut venir. Sur quoi ils promettent de voir ce qu'ils peuvent faire au prochain bled. Je les regarde partir et inspecte un peu plus l'etendue des degats... et MERDE!! Il y a un trou gros comme le bout de mon petit doigt dans le carter devant le pignon avant, la ou la chaine etait coincee. Je ne suis pas certaine mais je crois c'est en plein dans la boite de vitesse. Je ne connais pas bien la configuration de la moto a cet endroit mais si vraiment c'est la boite de vitesse, ca s'annonce mal. Bon! Ben maintenant on en est au troisieme probleme: arreter quelqu'un pour demander d'appeler un camion pour me transporter quelque part. J'ai froid, je suis trempee, j'ai toujours la gueule de bois et me voila de nouveau le long de la route a faire le pantin pour que quelqu'un s'arrete. En fait, je me retrouve dans cette situation surement pour m'etre moquee de l'autre idiot faisant le pantin ce matin sur la route... ca m'apprendra a etre mechante! N'empeche que ce con, il ne m'avait pas donne le choix. Bref, de nouveau du mal a arreter quelqu'un. Enfin un camion s'arrete et le chauffeur parle dans sa radio pendant un petit moment. Puis il me dit d'attendre un peu et des secours vont venir. Tres bien, merci. Mais j'attends 1/2 heure et je ne vois pas signe de secours venir. Je vois les vehicules defiles, genre un tous les 10 secondes passant a 30 km/h maxi... je me remets donc en quete d'arreter quelqu'un mais en vain! Je commence a etre desesperee, je n'en peux plus. L'angoisse me prends et je commence a chialer comme une madeleine de voir que personne n'est vraiment concerne par ma situation. Bande de cretins! Enfin un pick-up s'arrete mais le chauffeur est un touriste et ne sais pas vraiment quoi faire. Je lui dis donc de partir et que je vais bien finir par trouver. Ce garcon a au moins eu le merite de me rechauffer le coeur avec son grand sourire. Et je continue a faire le pantin tout en chialant et grelotant. Je reussi a arreter 2 autres vehicules et le dernier m'annonce que les flics sont juste derriere et qu'ils devraient etre la incessament sous peu! Aaaaah, effectivement, les girophares pointent leur nez a la sortie de l'epingle a cheveux. La on pourrait croire que je suis sauvee? Ben non, les flics sont presqu'encore plus feneants que les cretins sur la route. Pourtant la pluie a commence a s'arreter... Je dois insister sur le danger afin qu'ils commencent a s'agiter. Ils me disent qu'is vont arreter un camion vide. Par la radio, certains proposent de me prendre mais a des prix EXORBITANT! Genre 80, 90 dollars. Mais a ce stade, je suis prete a payer car je suis gelee et commence a etre desesperee. Enfin ils arretent un petit pick-up et le type tout sympa me propose de m'emmener au prochain village pour rien. A partir de ce moment-la, ma chance est revenue. La moto est montee sur le camion et nous voila en route. Je fais donc connaissance avec Luis qui me dit etre le messager de Jesus. Ma foi, on pourrait tomber plus mal! Pendant la petite heure qui nous mene a Los Andes, nous parlerons beaucoup de cet homme etrange qu'etait Jesus. Luis est vraiment un chic type, j'ai eu une chance enorme d'etre tombee sur lui. Nous nous arretons a une station essence et qui est la? Le touriste dans le pick-up. Je fais donc connaissance avec Kjell, un chercheur norvegien en voyage ici pour collecter des insectes. Il loge a Los Andes et nous echangeons nos infos afin de dinner ensemble. Arrives a Los Andes, Luis nous depose moi et ma loulou dans un hotel tres confortable et en securite! Luis merite bien sur une piece et lui donne donc une grosse! Le temps de m'installer, de me rechauffer avec une bonne douche, de retrouver LE fameux papier dans le fond de mon sac (que faisait-il la? aucune idee!?), de faire un tour sur internet pour prevenir les gens de Santiago de mes malheurs et me voila au lit avec des paupieres bien lourdes. Je ne verrai pas Kjell, mais tant pis. Encore une fois, je m'endore en ne croyant pas que ma moto soit deja en phase finale... Elle est trop bien faite! Je suis certaine que ca va s'arranger correctement. ...Enfin prete, vendredi 10 fevrierEt ce n'etait pas une mince affaire cette moto. 1) Il a fallu que les mecanos travaillent apres 6 heures pour finir la demoiselle. 2) Mon AMEX qui ne veut pas marcher... il a fallu telephoner partout pour faire passer la note! 3) Le mecano revient du test de conduite et me dit: "il y a un probleme tres important a ton frein avant!" ... Le disque est tordu et touche le caliper (sais pas comment on dit en francais). Comment tout cela est arrive est un peu un mystere car mes patins de frein ne parraissaient pas s'user anormalement... Donc voila que tout le petit monde autour de moi s'afffaire a mesurer, regarder, analyser, parler, expliquer. Je suis vite entouree de tous les mecaniciens, du directeur des ventes (plutot beau gosse), du directeur financier et de Monsieur Grand Chef BMW Santiago! Tous parlant dans leur jargon incomprehensible que ce n'est pas sur de rouler ainsi et qu'ils n'ont pas les pieces de rechange sur place... donc je dis (dans ma maniere de parler leur jargon): "ben oui, c'est evidant qu'il y a un probleme mais je ne peux pas encore attendre 2 semaines que les pieces arrivent, dans ce cas je finis le voyage en stop!" Et Monsieur Grand Chef BMW Santiago me regarde et me repond: "Je n'ai pas les pieces, mais des motos neuves!" Et voila une belle petite 650 rouge toute neuve qui arrive, ma moto et la belle petite rouge sont mises a l'atelier et rapidement demontees. Je vois la tete de Basilio, mon fameux mecanicien, devenir bleme. Les vis du "caliper" sont completement fichues. Ce frein aurait pu se deccroche a n'importe quel moment (ca aussi c'est un mystere). Mon disque est mesure avec un millimetre de jeu!! Et voila les nouvelles pieces remontees sur ma loulou. Monsieur Grand Chef m'explique que cette situation est tres rare, que normalement ils ne demontent pas les motos neuves pour remplacer les vieilles, mais il comprend mon probleme et veut m'aider. Je le remercie, bien sur, mais m'inquiete tout de meme du cout de l'operation (ca peut encore etre une histoire de 1500 dollars)... Et Monsieur Grand Chef me dit: "Ke ne te compte pas la main-d'oeuvre et te donne les pieces a prix coutant!" ... !!!????!!!!!???? Moi j'etais la, vraiment "gloups", je ne savais pas vraiment quoi dire, ce mec me connait a peine et fait tout ca pour moi... Vraiment j'etais prise entre la joie et l'incomprehension, pouvant a peine sourire et dire merci. Donc voila comment je suis sortie a 21 heures 30 de chez BMW avec une moto fonctionnant comme au premier jour et toute prete pour la derniere partie de route qui me reste a faire: la Patagonie. Je ne sais vraiment pas quoi dire de ces gens. Ils ont tous ete tres professionnels, Paul, Joachin, Jose, Basilio et tous les autres. Bref... me voila maintenant la personne la plus heureuse de la planete, croyez-moi. Je vais faire de beaux reves ce soir |
||||||||

