Afghanistan; le livre

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Un jour d'août 2009, en fin d’après-midi, discussion sur la terrasse de ma petite maison afghane avec mon ami Florent Marcie : « C'est justement parce que tu es "la petite Anne" que c'est intéressant. On parle beaucoup de l'échec de l'intervention en Afghanistan et il est important de montrer comment, sous prétexte d'aider à reconstruire, on peut aussi se couper de la population. Ou plutôt comment, selon certains, on ne peut aider qu'à la condition de se couper. Or, évidemment, comment aider un pays en se coupant de ce même pays ? Le témoignage de la personne qui vit la situation en directe, qui aime ce pays et qui, en plus, a pu travailler dans différentes conditions, est irremplaçable. Elle peut comparer et faire partager l'évolution de sa propre perception. »


... Florent m'a fait réfléchir !

Moi, femme à l'esprit libre, Zena des grands espaces, toujours prête pour rencontrer un ami et passer un bon moment, comment ai-je pu survivre dans cette prison dorée aux myriades de restrictions et frustrations sans fin !?  Comment ai-je pu accepter d'aider les afghans alors qu'on me coupait sans cesse dans mes relations avec eux ?

Quelques semaines après cette discussion avec Florent, je décollais de l’aéroport de Kaboul et je regardais les nervures de la ville se transformer alors que l'avion prenait de l'altitude. Cette vision du relief s’écrasant petit à petit pour ne devenir qu'une carte m'a fait réaliser comment ma vision des choses avait changé durant ces trois années à Kaboul et à quel point mon intervention dans ce pays avait été nécessaire à chaque instant, même au moment les plus décourageants comme lors de ma deuxième mission chez les américains où j'avais eu le sentiment d’être coupée des afghans.


... et Florent voyait juste ; je devais faire ce livre !

Dans le livre, j'ai concaténé 70 nouvelles qui exposent la difficulté que nous les étrangers rencontrons dans notre aide au développement de ce pays sans une confrontation directe et franche avec la population locale. Je fais de mon mieux pour transmettre le fait que malgre certains moments de grand découragement, l'espoir ne m'a jamais quitté et l'humour m'a grandement aidé à me libérer de cet environnement confiné et oppressant. Vivre était définitivement un défi entre l’insécurité permanente, la culture et l'histoire afghane compliquées à comprendre, les conditions de vie et de travail pas toujours évidentes et enfin cette histoire avec ce soldat.

Je suis à la recherche d'un éditeur en France mais aussi à l’étranger.

Les titres de quelques nouvelles: … Les femmes de Bagram … Le garçon qui a perdu son sourire … Kabul plus qu'irréel … Le schéma directeur russe … La vie au royaume … L'explosion … Evade-toi de ta prison et va galoper à cheval ! … Jouer à “tush” … Au théatre ce soir: Tora Bora ! … Les Standards … Toi, fier Moudjahidin! …


… A propos de mon travail:

En tant que géomètre et spécialiste des bases de données géographiques, je n'avais pas le choix que de me concentrer sur des projets de gestion du territoire au profit de la sécurité foncière et du développement des infrastructures. Le droit de propriété est une problématique très sensibles quelque soit l'endroit du monde; une personne n'a pas simplement le droit de vivre quelque part mais elle a en réalité le droit de s'installer sur une parcelle de terre afin de pouvoir profiter de cette terre et vivre. Dans les pays occidentaux comme la France, le droit d'occupation et d'utilisation du sol est règlementé depuis plusieurs siècles et a su s'adapter au cours de l'histoire. Mais dans des situations d’après-guerre, de longue guerre, comme en Afghanistan, les systèmes de règlementation foncière en place ne sont plus adaptés. Les mouvements rapides de population créent beaucoup de problèmes quant aux droits d’accès à la propriété et au développement d'infrastructures nécessaire à la vie du peuple; comment mettre en place un système adéquat ?

Avec Sediqa sur le site de Jangalak, une fonderie à Kaboul.